Expertise

Soyons clair, rien ne me destinait à l’entrepreneuriat. Personnes dans ma famille directe, amis ou proche de moi étaient en affaire ou pouvaient m’inspirer à.

Enfant, j’aimais créer de l’artisanat, des vêtements pour toutou et des bijoux. Mes parents m’achetaient mon matériel. Et moi je m’occupais de vendre mes créations à mes amis. Ma grand-mère paternelle m’avait permise de les vendre sur un mur de son petit casse-croûte d’été. Je faisais 100% de profit, c’était le paradis ! Sans le savoir, mes parents m’ont encouragé à entreprendre et j’ai goûté à gagner de l’argent avec le fruit de mon travail. Mais je n’avais pas compris.

Comme je n’avais pas d’idée de quoi faire  » dans la vie « , mes parents bien veillants m’ont conseillé d’étudier pour me trouver un « bon » travail. J’ai étudié au cégep en science humaine. Seule certitude, j’adore apprendre. Sans savoir, sans consulter aucun professionnel en orientation, j’ai effectué un baccalauréat en travail social en même temps qu’un certificat en intervention jeunesse.

Sans trop savoir comment j’ai atterri là, je me suis retrouvée mi-vingtaine à faire de la relation d’aide auprès de gens éprouvant des difficultés sans me sentir nullement outillée pour les aider, encore tellement trop jeune en expérience de vie et en réelle connaissance sur le développement personnel. Trop sensible, je pleurais chez moi d’être confrontée quotidiennement à cette souffrance humaine. Je ne me donnais pas le droit d’être heureuse comme trop de gens ne l’étaient pas. Tranquillement, mais sûrement, j’ai perdu de vu le sens de la vie et j’ai déprimé.

À 25 ans je suis tombée enceinte. Ça été l’élément déclencheur pour réorganiser toute ma vie et devenir une meilleure version de moi-même.

Bien assise au chalet de mon père en flattant ma bedaine de six mois en une chaude journée d’octobre, je me suis demandée de quoi ma fille serait fière de sa mère plus tard ? De pleurer le soir en entrant du travail ? Non. En prenant son courage à deux mains et oser être heureuse dans la vie en générant mon revenu par ma passion. C’est ce jour que le concept de MaBoutique MonStyle est né.

Sans aucune expérience en commercialisation de la mode, en vente, en web, j’ai forgé elle forge son expérience entrepreneuriale en montant de toute pièce une entreprise de commerce au détail en mode féminine dans ma région natale La Malbaie (qui plus est!). Outre la vente directe à la boutique pignon sur rue, j’ai dès le début visualisé une image de marque à refléter claire. À commencer par le nom MaBoutique MonStyle que plusieurs me disent penser être une chaîne!

Depuis plus de cinq ans, je gère seule les médias sociaux (Facebook page entreprise, Instagram, Twitter, Pinterest) de l’entreprise, génère le contenu de marque et opère un blogue à contenu marketing. J’ai créé seule à 95% le site internet transactionnel maboutiquemonstyle.com. Depuis, je le modifie à ma guise en fonction des saisons. Je produis les images des items et son contenu.

J’ai donc quitté il y a six ans un travail dans la fonction publique avec un horaire de jour sur semaine avec semaines de vacances payées, fond de retraite et avantages sociaux pour me lancer dans le vide… l’inconnu. Depuis, je travaille plus d’heures que je me l’étais imaginée, et ce, à tous les jours. Mes vacances sont à mes frais. Je dois répondre aux exigences d’heures d’ouverture boutique qui ne connaît que 6 jours de fermeture obligatoire annuelle. Depuis cinq ans, je vis de ma passion au quotidien. J’ai appris plus qu’aucune autre période dans ma vie. Je suis devenue une meilleure version de moi-même. Et ma fille sera fière de moi parce que je le suis.

Et l’histoire n’est pas terminée, j’ai des projets plein la tête et l’envie folle de les entreprendre !